Troisième séance – Séminaire des boursier-es d’études supérieures du CRÉ
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- Quand :
- 2 juin 2026 13 h 30 – 15 h 00
- Où :
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Salle 309, CRÉ, mode hybride
2910 Édouard-Montpetit, Montréal
Vous êtes invité-es à la troisième séance de l’édition 2025-2026 du Séminaire des boursier-es d’études supérieures du CRÉ.
À l’occasion de cette séance, France Lacharité et Nohémie Bokuma présenteront leurs projets de recherche. Chaque présentation durera environ 20 minutes et serait immédiatement suivie d’une discussion d’environ 25 minutes.
L’objectif du Séminaire est d’offrir à nos boursier-es des conseils et des critiques constructives afin de les aider à renforcer leur projet de recherche. Il s’agit également de leur donner l’occasion de s’exercer à livrer une présentation selon un format comparable à celui des colloques universitaires. Nous espérons que vous serez nombreuses et nombreux à participer à cette activité, que nous souhaitons particulièrement formatrice!
Au programme :
2) 15h45 – 16h30 – Présentation de Nohémie Bokuma, étudiante à la maîtrise en science politique à l’université Concordia, sous la direction de Jonathan Martineau (Concordia) et Stephanie Paterson (Concordia).
Examiner et identifier les lacunes des politiques canadiennes et la manière dont elles interagissent avec la violence numérique fondée sur le genre
La violence numérique fondée sur le genre au Canada est en hausse et se matérialise même au-delà de l’Internet et dans notre monde réel. Alek Minassian a été reconnu coupable d’une attaque à la camionnette à Toronto en 2018. Celui-ci a été décrit comme étant l’incident le plus meurtrier lié au mouvement incel (Beckett 2021), un sous-groupe du réseau de la manosphère, où des groupes d’hommes sont persuadés « que les femmes utilisent leur pouvoir sexuel pour dominer socialement » (Basu 2020). Ainsi, à travers une analyse de cette dimension émergente de la violence misogyne numérique, ce mémoire de recherche du second cycle examinera comment les politiques canadiennes interagissent avec la violence numérique fondée sur le genre et avec la radicalisation sexiste des jeunes hommes en ligne, et critiquera également les technologies qui facilitent la violence numérique fondée sur le genre. La question principale se crée à partir de l’observation suivante: les sentiments partagés par certains internautes, soit le sentiment de faire partie d’une communauté, la liberté et l’anonymat et les « différences entre les web hosts » (Ganesh 2018, 38) et l’absence de réglementation unifiée, le tout fragilisant la sécurité numérique des femmes. Alors, en permettant alors aux groupes tels que ceux issus de la manosphère de migrer d’une plateforme à une autre, échappant ainsi à la menace de fermeture de leur communauté numérique et maximisant leur promotion d’une culture numérique misogyne, on remarque alors une vulnérabilisation de la sécurité numérique des femmes.
À travers cette analyse, les questions suivantes émergent, soit sur l’éthique derrière les pratiques courantes (et les politiques qui les gouvernent) des plateformes telles que Reddit, 4Chan, Meta et X (Twitter), la gouvernance et l’éthique des technologies avancées et de l’intelligence artificielle de ces plateformes et finalement, la question du pouvoir acquis et du profit généré par ces compagnies au détriment des femmes.
Animation : Kristin Voigt (McGill).


